La Commission européenne accentue la pression sur Meta en visant deux fonctionnalités devenues centrales dans les usages des réseaux sociaux : la lecture automatique des contenus et le défilement infini. Selon Ars Technica, l’exécutif européen estime que ces mécanismes pourraient contrevenir aux exigences du Digital Services Act (DSA), qui impose aux très grandes plateformes de mieux maîtriser les risques liés à leur conception.
Le message adressé à Meta est clair : sans ajustements, le groupe s’expose à des amendes potentiellement massives. À ce stade, les informations disponibles ne détaillent pas précisément les changements techniques exigés ni le calendrier exact d’une éventuelle mise en conformité. Mais l’orientation réglementaire est nette : Bruxelles veut limiter les interfaces susceptibles d’encourager une consommation prolongée ou peu maîtrisée des contenus.
Cette affaire illustre une évolution plus large de la régulation numérique en Europe. Le DSA ne se limite pas à la modération ou à la transparence publicitaire ; il s’intéresse aussi aux choix de design qui structurent l’attention des utilisateurs. Pour Meta, cela pourrait impliquer des modifications visibles sur certaines de ses plateformes, même si l’ampleur de ces changements reste encore à confirmer.
Au-delà du cas Meta, le signal envoyé au marché est important. Les grandes plateformes opérant dans l’Union européenne doivent désormais intégrer la conformité réglementaire jusque dans l’architecture de leurs produits. Si cette interprétation du DSA se confirme, elle pourrait ouvrir la voie à un contrôle plus strict des fonctionnalités dites “engageantes”, bien au-delà du seul groupe américain.